La vie humaine est comme un rêve, une bulle de savon, car tout ce qui existe matériellement n'a qu'une valeur d'usage, pas de véritable possession. À la fin, on ne peut emporter rien de ce qu'on a laissé derrière soi. Ce que l'on peut vraiment emporter, ce sont les actions bonnes invisibles, les vertus morales, la sagesse, le bonheur, ainsi que les karmas visibles. Ce sont là les trésors sans prix. Ainsi, ce qui est visible n'est que l'apparence ; il ne faut pas s'y attacher. Il faut s'attacher à l'invisible. C'est la force invisible qui fait bouger le monde visible. C'est une loi éternelle. Celui qui regarde du haut de la montagne peut tout voir, mais celui qui regarde vers le haut depuis la vallée ne voit rien. En ce sens, l'homme n'est qu'un simple corps. S'il n'y a pas d'âme primitive, il ne peut pas vivre avec vie et éclat. Le corps humain abrite deux « dieux » : l'un est le dieu de la nourriture, qui aime les cinq poisons : avidité, colère, ignorance, orgueil et luxure. Il aime se comparer, aimer l'orgueil, et est facilement entraîné par toutes sortes d'attirances. L'autre est l'âme primitive, qui est fondamentalement une lumière. Sans le corps comme support, elle ne peut pas agir. Son essence est l'amour, la lumière, ainsi que les bonnes actions, les vertus morales, la sagesse et le bonheur.

Ainsi, si une personne commet une action honteuse, sa conscience sera condamnée. L'humain n'a qu'à agir uniquement avec bienveillance, et le bonheur sera enregistré par le ciel. Bien que la récolte ne survienne pas au même moment que la semence, elle apparaîtra instantanément lorsque nécessaire. C'est précisément l'âme primitive qui dirige tout cela. L'âme primitive (l'ego véritable) provient du bien, elle naît aussi du « Tao », c'est une lumière de force positive et un grand amour. Ainsi, le dieu de la nourriture, qui est matériel, appartient au monde tridimensionnel, tandis que l'âme primitive, invisible, vient d'un monde supérieur. Le corps humain possède donc cette dualité.

Nous devons comprendre qui nous sommes, d'où nous venons et où nous allons. Pour aider les autres, il faut d'abord se sauver soi-même. À l'origine, nous vivions dans un monde supérieur, comme de joyeux bébés riches et innocents, entourés d'une harmonie fraternelle, sans trahison ni fourberie. C'est uniquement parce que les êtres du monde tridimensionnel souffrent trop que les parents célestes ont envoyé leurs enfants sur Terre pour sauver tous les êtres de la souffrance. Ces enfants ont jadis prêté serment, joyeusement descendus ensemble, mais ont été obligés par leurs parents à boire la soupe de Meng Po afin d'oublier tout. Ils ont pleuré amèrement, promettant que celui qui se réveillerait en premier ferait signe aux autres pour qu'ils accomplissent rapidement leur mission.

Mais qui aurait cru que, une fois sur Terre, les enfants avaient tous oublié leur mission ? Les parents célestes attendent jour après jour le retour de leurs enfants, mais ne les voient jamais se réveiller. À bout de patience, ils ont envoyé une deuxième, puis une troisième génération d'enfants. Même les plus chers de leurs enfants, des petits trésors, s'attachent à la vie terrestre et n'accomplissent pas leur mission. Le délai du contrat est passé, et les enfants n'ont toujours pas été réveillés. Alors, les parents célestes ont décidé de descendre eux-mêmes sur Terre pour retrouver leurs enfants, déterminés à les ramener à tout prix, avec un cœur sans soi, pour sauver les êtres du monde tridimensionnel et les libérer de la souffrance.

Un jour au ciel équivaut à un an sur Terre. Cette promesse de sauver les êtres s'est ainsi éternisée depuis des milliers d'années. Tous les êtres du ciel sont descendus sur Terre pour se rééduquer. Ils comptent profiter de l'occasion de la révélation des enfants pour les ramener à la conscience, les guider vers le bien et les éloigner du mal. Seulement en se repentant sincèrement et en étant authentiques, peut-on s'extraire de la souffrance, reconnecter son âme primitive (l'âme véritable) au monde supérieur, et dissiper les ténèbres. Que tous les êtres du monde puissent être délivrés de la souffrance et atteindre le bonheur ; que nous rentrions tous ensemble chez nous. Que chacun aime tous les êtres, chérisse ceux qui l'entourent, pratique la voie avec sérieux, soit fidèle à soi-même, transforme les autres par l'amour, élimine le mal et conserve le bien, et que la bienveillance et les pensées positives dissipent les catastrophes, réalisant ainsi un monde de grande harmonie.